 |
 |
Nous
avons embarqué à Nice
le 4 juillet avec 18 ados pour trois semaines, de découverte,
d’échanges, de détente et d’action
ensemble.
Après quelques heures de traversée, sur
une mer calme, nous voilà, pied à terre,
prêts à la découvrir ou la redécouvrir,
cette île chargée de souvenirs, inondée
de soleil.
Nous nous installons sur le camp soigneusement monté avant
notre arrivée, dans ce nouvel « espace-temps » auquel
il va falloir s ‘accoutumer. Dès les premiers
jours les ados prennent leur rythme, trouvent leur repères
; apprécient la vie au grand air, les nuits sous
la tente ou à la belle étoile… le
chant des vagues, la proximité avec la nature
sauvage encore sur cette terre préservée.
Il est difficile de résister à cette vision
quotidienne : une mer turquoise bordée de sable
fin, la silhouette escarpée d’une colline
qui vient disparaître dans cette étendue
bleutée, ces montagnes fières qui nous
entourent ; Monticello, Corbara, Sant Antonino, Pigna,
des villages accrochés aux collines de Balagne,
qui dominent solennellement la grande bleue…
Calvi, premier départ du camp, pour des activités
aquatiques : ski- bus, plongée pour certains.
Sans oublier la visite de la ville et de sa citadelle
génoise.
Les journées sur place au camping du « bodri » sont
rythmées par des après-midi de plage et
de baignade, des activités sportives. Cette année
le thème des animations nous a permis de « former » des
détectives qui ont dû élucider des énigmes,
mener une enquête sur les docteurs Knokis et Salakis.
D’autres activités tel l’aquarando, étaient
au programme.
Le 13 juillet au soir nous nous rendons à Pigna,
village dominant la baie d’Alogajola, par les sentiers,
pour assister au célèbre festival de musique « Festivoce » ;
une composition sonore hors du commun était au
programme cette année sous la direction de plusieurs
chefs d’orchestre, une prestation, très
originale tout le public a participé à cet
orchestre insolite à l’aide de bouteilles,
papier, grelots, etc…. Polyphonies Corse, représentation
de musique et danses contemporaines avec tous les habitants
du village nous a émerveillés.
Le 14 juillet à L’île – Rousse
un magnifique feu d’artifice, nous a ravis.
Une famille corse nous permit de bivouaquer sur leur
terrain à Tuarelli, dans un cadre retiré,
calme, au pied des montagnes. Un torrent rocheux, profond
par endroit nous offre ses piscines naturelles, quelle
baignade !! Pour notre sommeil, la lune et les étoiles
veillaient sur nous.
Le lendemain nous parcourons plusieurs kilomètres à pied
pour atteindre Galéria. De là nous empruntons
un sentier qui relie Galéria à Girolata,
après une halte d’une nuit dans un gîte.
L’expédition est rude, à travers
un maquis brûlant ; accessible uniquement à pied
ou en bateau, mais quel spectacle sur la réserve
de Scandola ! l’arrivée, un bain dans la
baie nous apporte un réconfort bien mérité.
Nous finirons d’admirer cette réserve naturelle
depuis le bateau qui nous ramène à Calvi.
Nous ne pouvons dans un tel cadre apprécier la
nature sans penser à son créateur ; et
l’en remercier chaque jour.
Le 24 juillet c’est le départ d’Ile-rousse,
le retour, la peau brunie, la tête remplie d’images,
de souvenirs cueillis çà et là sur
les sentiers, les ados semblent rêveurs.
Ils laissent place aux jeunes venant profiter à leur
tour de quelques jours sur l’île.
Nous les conduisons : - Dans les villages environnant
Pigna, Sant-Antonino pour le traditionnel pique-nique
face au soleil couchant, le phare de Ile-rousse,…Calvi.
Dans les terres vers Corté pour un bivouac dans
la vallée de la Restonica. De là nous gravissons
la montagne, nous passons par les lacs Mélo et
Capitello et atteignons la « brèche » passage
au sommet. C’est une véritable récompense
après tant d’effort, pas à pas, pour
atteindre ces quelques 1800m d’altitude, que de
découvrir la beauté de ce lieu.
Après un passage aux piscines de Tuarelli, incontournable
!! Nous poursuivons l’aventure jusqu’à Porto.
Nicole a toujours dit que là-bas sont les plus
beaux couchers de soleil de l’île ; nous
en avons eu la confirmation, et nous sommes restés
longtemps à admirer le crépuscule.
La route est longue jusqu’à Porto, sinueuse, étroite,
mais le paysage qui défile est un ravissement.
Quelques vaches en liberté sur le bord de la route,
semblent se demander ce que l’on vient chercher
jusqu’ ici !!
C’est un bonheur simple, mais il est là,
dans ces parenthèses, qui nous sont données
de vivre.
…
C’était une invitation au voyage.
Nadia Missiak
|